Fièsse dèl Sint Tchåle

En 2021, celle-ci aura lieu les 29 et 31 janvier.

Les Compagnons de Charlemagne ont restauré cette fête pittoresque en janvier 1985, grâce à une idée de Raymond SMEERS, écrivain historique herstalien. Elle se déroule le dernier week-end du mois de janvier.

La fête au temps présent…

LE VENDREDI du dernier week-end de janvier, à 19 heures, débute le chapitre d’intronisation des nouveaux Compagnons de Charlemagne, au nombre maximum de douze, parrainés par des anciens. Sélectionnés lors de l’Assemblée annuelle de novembre, le candidat doit être évidemment de sexe masculin, adhérer pleinement au serment des Compagnons et se dévouer aux activités de La Charlemagn’rie ou représenter une organisation culturelle, sportive, humanitaire, commerciale… visant à créer des liens durables avec l’association. Mais pour être véritablement admis, les aspirants Compagnons doivent passer l’épreuve de la dégustation : un morceau de pain garni de lard et boire « ine gotte di pékèt Charlemagne » comme il se doit puis prononcer le Serment en wallon. Pour agrémenter cette cérémonie, le parrain, en guise d’introduction, définit, humoristiquement, le candidat Compagnon par un quatrain ou par une autre petite poésie. En clôture, le chant C’èsteût st’on Hestatî, écrit spécialement pour les « K’pagnons d’Charlèmagne » par Dieudonné Boverie sur une musique d’Albert Leprince est alors interprété par toute l’assemblée.

Depuis 2004, s’est ajoutée à la cérémonie initiale, la remise d’une médaille d’ancienneté : les « Mèsses Kipagnons » (après 10 ans) et les « Hauts Mèsses » (après 20 ans). Depuis 2016 sont également mis à l’honneur les compagnons ayant 30 années d’ancienneté au sein du groupement.

À 20 heures, c’est le départ du cortège aux flambeaux dans les rues du quartier de La Préalle, une fanfare ouvrant la marche suivie de la statue représentant Charlemagne portée par deux compagnons. Sur le parcours, une halte « pékèt » est prévue afin de réchauffer tous les participants. Chaque année, le quartier diffère. Au retour, les Compagnons et sympathisants se rendent à l’église de La Préalle-bas pour la Cérémonie du lard qui consiste à enfiler symboliquement une fine tranche de lard sur l’épée de Charlemagne.

Vers 21 heures, imitant leurs aïeux qui se réunissaient volontiers pour de joyeuses agapes, les Compagnons entourés de leurs familles et amis achèvent la soirée à La Charlemagn’rie afin d’y déguster la potée préallienne (pommes de terre, haricots verts, lard et autres ingrédients gardés secrets) bien sûr, largement arrosée.

LE DIMANCHE matin, à 10h30, une messe en wallon est célébrée à l’église de La Préalle-bas, animée par un ensemble vocal et instrumental, créé spécialement à cette occasion ; avec bien entendu la participation des Compagnons de Charlemagne, anciens et nouveaux, revêtus de leur uniforme. Celui-ci se compose d’une tunique bleue, d’une lavallière rouge, d’une épitoge blanche, frangée or, à l’effigie de Charlemagne.

Vient ensuite, à midi, la non moins célèbre « fricassée au lard« . Ce déjeuner se prolonge jusqu’aux premières heures de la soirée avec le très attendu cabaret humoristique franco-wallon.

Les origines historiques de cette fête en page 2.