Les Comédiens d’Héristal

Petit historique

En 1957, trois amis – Raymond SMEERS, François NAMOTTE et Nicolas HOUBART qui s’occupaient de théâtre au Cercle Saint-Joseph (situé à l’endroit où se dresse maintenant la Charlemagn’rie) se lançaient et créaient une troupe de comédiens amateurs.

Peu de temps plus tard, elle était baptisée « Préalle Joyeuse 58 » et croyez-moi, portait bien son nom car on s’y amusait ferme. Saluons ici les anciens : les époux LOVINFOSSE, WYNANDS, ROOSEN, et tant d’autres…; la place nous manque pour les nommer tous, mais nous ne voulons pas passer sous silence le nom de Jean de SPIEGHELIER, vieux monsieur charmant, souriant et metteur en scène de grand talent.

En ce temps-là, la TV n’existait guère et la salle était toujours remplie à ras bord, mais pas de mélancolie inutile, la roue tourne.

Au fil des années et des auteurs – Agatha CHRISTIE, Félicien MARCEAU, Jules ROMAINS… – le nom de la dramatique devient « Les Comédiens d’Héristal » (ancien nom d’Herstal) ; beaucoup de spectacles sont interprétés en déplacement: rappelons ici les expéditions à Hotton, à Jehay-Bodegnée, à Crisnée, à Hermalle-sous-Argenteau, à Werl, des représentations bénévoles au Val d’Or ou à Fraiture-en-Condroz.

Le répertoire a évidemment évolué sous l’impulsion des modes, des idées ou des participants; le théâtre de pur divertissement a souvent cédé le pas à des pièces à thème.

Sous l’impulsion de Paul VISEE, qui les abrita, quelques années, au Café de la Bacnure, les Comédiens ont abordé le théâtre dialectal; ils ont d’ailleurs décroché, au Concours Provincial Wallon, le Prix d’Excellence avec « Oméga ».

En 1980, André NAMOTTE et son comité accueillent très gentiment les Comédiens d’Héristal à la Charlemagn’rie.

Malgré presque une centaine de pièces jouées, on serait tenté de dire qu’on n’a pas vu le temps passer, et pourtant années 50 et 90 ne se ressemblent guère; que de diversité dans le répertoire !

De « Soirées bourgeoises » (2 acteurs) à « Charles le Grand » (création en première mondiale de la pièce de notre auteur préallien: Alain BUDIN, et sa quarantaine d’exécutants); du « Tampon du Capiston », vaudeville militaire à « Transport de femmes », vibrant plaidoyer contre atteintes à la dignité humaine; que de différences aussi dans les mentalités, la pièce « Telle mère, telle fille » aurait-elle été jouable en 1957 ?

Les changements ont été nombreux au sein de la troupe elle-même, mais ce qui reste semblable, c’est l’émotion au levé de rideau, mélange de joie, d’anxiété, de bonheur d’être entre amis…

En septembre 2014, après plus de 35 ans au sein de la troupe, Marie-Thérèse Dolhain (Nana) « rend son tablier » pour faire place aux jeunes.

C’est en effet Manu Crnjak qui la remplace désormais à la présidence, et Marjorie Mélis s’attaque avec application à la mise en scène chapeautée par Roger SMEERS.

Ils sont dans la troupe depuis leur plus jeune âge et si Roger et Marie-Thérèse ont pu leur inculquer certaines valeurs et toute leur expérience, ces jeunes arrivent avec leur vitalité, leur énergie et la volonté de vouloir bien faire.

Toutes ces qualités ne sont qu’un BONUS pour l’ensemble de la troupe et nous pouvons leur souhaiter que le meilleur pour les années à venir.

(Texte de Marie-Thérèse Dolhain)

Pièces jouées dernièrement et leurs auteurs :
  • Toc Toc, comédie de Laurent Baffie (Avril 2015) 
  • Qui a tué la vieille ?, comédie de Bernard Granger (Décembre 2015) 
  • Panique au Plazza, comédie de Ray Cooney (Avril 2016) 
  • Thé à la menthe ou t’es citron ?, comédie de Danielle et Patrick Hautecoeur (Décembre 2016) 
  • Ma femme s’appelle Maurice, comédie de Raffy Shart (Avril 2017) 
  • Impair et père, comédie de Ray Cooney (Décembre 2017) 
  • Le noir te va si bien, comédie de Saul O’Hara (Avril 2018) 
  • Le technicien, comédie d’Éric Assous (Décembre 2018)
  • Ne fermez pas le cercueil, comédie de Philippe Caure (Avril 2019)
  • Hold-Up, comédie de Jean Stuart (Décembre 2019)